Mis à jour le 30/07/2026

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Étude DISCOUNT : peu de bénéfice démontré de la thrombectomie mécanique dans le traitement de l’AVC

L’étude DISCOUNT a évalué l’intérêt de la thrombectomie mécanique en complément du traitement médical, par rapport au traitement médical seul chez les patients présentant un AVC ischémique aigu dû à une occlusion artérielle intracrânienne distale. À trois mois, la thrombectomie mécanique n’a pas amélioré de façon significative le pronostic par rapport au traitement médical seul.

Un AVC ischémique aigu survient lorsqu’un caillot de sang obstrue soudainement une artère du cerveau, interrompant l’apport de sang et d’oxygène. Cette situation constitue une urgence médicale : pour rétablir rapidement la circulation sanguine et préserver le tissu cérébral encore viable, les médecins peuvent réaliser une thrombectomie mécanique, une intervention consistant à retirer le caillot. Le bénéfice de la thrombectomie mécanique a clairement été prouvé pour les AVC ischémiques aigus dus à une occlusion artérielle intracrânienne proximale, c'est-à-dire ceux causés par l'obstruction d'une grosse artère du cerveau. En revanche, son intérêt pour les occlusions intracrâniennes plus distales (artères de moyen ou petit calibre, plus lointaines sur l’arbre vasculaire) reste à démontrer

Dans le cadre de cet essai contrôlé randomisé, un bon résultat fonctionnel a été observé chez 62 % des patients du groupe thrombectomie, contre 68 % dans le groupe contrôle. Les hémorragies intracrâniennes symptomatiques étaient plus fréquentes chez les patients traités par thrombectomie, tandis que le taux de mortalité ne différait pas significativement entre les deux groupes (6 % contre 8 %). 

L’essai a été interrompu de manière anticipée à la suite d’une analyse intermédiaire montrant que la thrombectomie avait peu de chances d’apporter un bénéfice par rapport au traitement médical seul. Cette analyse a également mis en évidence une augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne symptomatique chez les patients ayant bénéficié de cette intervention (11 % contre 3 % pour le traitement médical seul). 

Toutefois, ces résultats contribuent à mieux définir la place de cette intervention et soulignent la nécessité de poursuivre les recherches afin d’identifier les patients susceptibles d’en tirer un bénéfice et d’optimiser les stratégies de prise en charge de ces AVC liés à une occlusion intracrânienne distale.

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